Trouble de la sexualité chez la femme

Vaginisme

Il existe des femmes à la sexualité épanouie, qui, pour autant, ne peuvent pas pratiquer la pénétration vaginale. Ce trouble sexuel féminin, nommé vaginisme est majoritairement psychologique : il provoque la contraction du périnée et empêche la pénétration.

DEUX TYPES DE VAGINISME, PRIMAIRE ET SECONDAIRE

Le vaginisme est un trouble sexuel féminin qui se caractérise par la contraction reflexe du périnée, pour empêcher la pénétration vaginale. Cette pathologie peut exister alors que la femme a une sexualité épanouie, un vrai désir et du plaisir.

En fait, il existe deux types de vaginisme : le vaginisme primaire et le vaginisme secondaire. Le premier concerne des jeunes filles vierges. « Le vaginisme, peut s’imager ainsi : les femmes ont grandi, mais leur vagin est resté celui d’une petite fille » explique Pierre Desvaux, andrologue et sexologue.

Dans ce cas, il peut être dû à un problème biologique (hymen très serré, infections chroniques qui provoquent des douleurs empêchant la pénétration). Mais le plus souvent, c’est un trouble psychologique qui aura généré la phobie ou la peur panique de la pénétration vaginale.

Un traumatisme sexuel peut être à l’origine du vaginisme mais cela reste relativement rare. Néanmoins, certains « jeux » de l’enfance peuvent aboutir à une angoisse de la pénétration. La découverte du corps peut mener les enfants à faire des expériences qui peuvent laisser des souvenirs traumatisants.

Le vaginisme secondaire, lui, concerne des femmes qui, vers 40 ou 50 ans, se retrouvent avec un vagin trop serré pour accepter la pénétration vaginale. L’âge et les changements hormonaux peuvent rendre la lubrification vaginale plus délicate et la pénétration plus hasardeuse.

Baisse de la libido chez la femme

Voici quelques causes possibles pouvant expliquer le manque de libido : 

  • Un manque de désir sexuel généralisé et existant depuis toujours peut traduire un trouble psychopathologique à moins qu’il ne s’agisse d’une sublimation choisie de son énergie dans d’autres activités créatives, religieuses ou spirituelles. Il peut aussi être le signe d’une carence hormonale.
     
  • Le manque de désir sexuel dirigé vers le/la partenaire peut être le reflet d’un problème relationnel plus profond. C’est pourquoi le sexologue ou le sexothérapeute évalue toujours la dynamique du couple au-delà de la seule sphère sexuelle.
     
  • Un manque de disponibilité -transitoire ou durable- pour la sexualité peut avoir de multiples causes : mentales (stress, anxiété, préoccupation, pensées négatives, infidélité), émotionnelle (colère envers le/la partenaire, trouble de l’humeur, dépression, angoisse, souvenir traumatique, manque de respect, confiance, amour, sécurité), physiques (fatigue, ménopause, traitement médicamenteux, problème de santé, de drogued’alcool).

    Si un rapport sexuel s’engage tout de même de façon régulière, le déroulement de celui-ci peut s’avérer insatisfaisant, voir pénible et provoquer à la longue un désamorçage du désir sexuel.
     
  • De la même façon, s’engager de façon régulière dans des activités sexuelles qui demeurent certes plaisantes (ou a fortiori déplaisantes !) mais au fond peu excitantes peut conduire à un appauvrissement du désir sexuel.

    Lors du bilan sexologique, c’est en évaluant l’excitabilité, c’est-à-dire la capacité à accroître son excitation sous l’effet des stimulations sexuelles, que le sexologue pourra estimer le niveau de connexion sexuelle du couple. La monotonie des pratiques sexuelles, la difficulté à exprimer ses envies, une attitude conservatrice vis-à-vis de la sexualité, une attirance non partagée pour des pratiques sexuelles particulières sont des causes classiques de désamorçage du désir sexuel.